Formule selon - Trucs d'ateliers
- 2000 formules par A. Dessaint
Bibliographie:
Techniques et pratique de la chaux - EYROLLES
Trucs d'ateliers - 2000 formules par A. Dessaint
Un peu d'histoire. ( Techniques
et pratique de la chaux - EYROLLES )
Les premières traces de la fabrication de la chaux remontent
à la maîtrise de la pierre. Elle était utilisée
comme liant dans les constructions. L'avènement
de la chaux a marqué un tournant dans l'histoire de l'architecture
en permettant le développement de l'espace d'une manière
durable (c'est à dire en se passant du bois).
Dès le VIe siècle avant J.-C., période néolithique,
toutes les civilisations connaissent l'utilisation de liants à
bâtir (chaux ou plâtre) : Mésopotamie, Amérique...
Mais ce sont les romains qui, en réussissant à améliorer
la qualité de leur mortier de chaux et en en faisant leur
matériau de construction principal, ont inventé l'architecture
moderne.
A cette même époque, les civilisations méditerranéenne
emploient aussi la chaux dans les enduits et décorations
: peintures, stucs et ornements. Du monde byzantin au monde musulman,
le matériau est présent dans les ouvrages de revêtement.
A l'époque médiévale, l'Occident chrétien
continue de bâtir et de décorer en utilisant la chaux.
Au XVe siècle la chaux servait aussi dans la réalisation
de fresques, donnant lieu à des traités alliant
esthétique et technique, art et métier.
Du XVIIe au XIX siècle, les travaux de recherches sur les
chaux sont abondants.
Dans le domaine de la fabrication de la chaux, deux points sont
fréquemment étudiés : la cuisson et les modes
d'extinction. Dans le domaine des propriétés et de
l'amélioration des performances des matériaux, l'hydraulicité
occupe les savants. Les recherches concernent tous les points de
la chaîne de fabrication et d'emploi : les carrières,
les fours, le durcissement sous l'eau de la chaux.
L'émergence du savoir-faire empirique débouchera en
1824, à Portland (Angleterre), sur la mise au point du premier
ciment, père et modèle d'une longue lignée.
Les domaines d'utilisations
de la chaux.
Dans l'agriculture:
Les Romains utilisaient déjà la chaux vive pour
assécher les sols humides. La chaux vive diminue la teneur
en eau des terres : la réaction d'extinction de celle-ci
fixe environ un tiers de son poids en eau !
La chaux étant une base, elle sert à lutter contre
l'acidité du sol en rétablissant équilibre
et fertilité. Elle agit aussi directement sur la végétation
: absorbée et fixée par les plantes, elle intervient
dans le processus de germination, la circulation de l'amidon et
la saturation des acides organiques.
La chaux stabilise les sols lourds et argileux, par le phénomène
chimique de la floculation (passage d'une structure plastique à
une consistance grumeleuse stable).
Dans la sidérurgie:
La chaux est employée dans la sidérurgie pour séparer
la fonte et l'acier des impuretés (silicium, phosphore) qui
l'accompagnent. Principe : la chaux, mélangée dans
les convertisseurs produisant de l'acier, permet d'isoler les
impuretés sous forme de scories afin de les éliminer.
La chaux, agent d'attaque, est aussi utilisée pour purifier
la bauxite lors de la fabrication de l'aluminium.
En chimie:
La chaux permet la désulfuration des fumées,
par le procédé d'absorption des gaz acides.
Le traitement des eaux:
La chaux est utilisée pour corriger l'acidité des
eaux. Elle intervient aussi comme agent de précipitation
des éléments toxiques/nuisibles et de floculation
des matières en suspension.
La chaux est aussi employée pour stériliser et décarbonater
les eaux.
La chaux et le ciment -
Les différences.
La chaux est un liant minéral naturel extrait de roche
sédimentaire utilisable après cuisson dont le durcissement
est obtenu exclusivement avec l'air.
Le ciment est un liant minéral artificiel utilisable
après plusieurs cuisson et qui est constitué de plusieurs
composants dont la prise est obtenue avec l'eau.

Fabrication du ciment
Le composant principal des ciments industriels actuels est le clinker,
appelé aussi "scorie".
Le clinker résulte de la cuisson (aux environs de 1 500 0C)
de mélanges appropriés d'argile et de calcaire, appelés
" crus ". L'argile, composé principalement de silicates
d'alumine, se fragmente sous l'effet de la chaleur en ses constituants
: silice et alumine. Ceux-ci se combinent ensuite à la chaux
provenant du calcaire pour donner des silicates et des aluminates
de chaux.
Au cours de la cuisson, de profondes modifications chimiques des
constituants du cru se produisent. En premier lieu apparaît
une émission de ferro-aluminate tétracalcique, de
consistance pâteuse ou liquide. Lorsque le fer est épuisé
par cette réaction, il se forme de l'aluminate tricalcique
fondu. Ces deux corps fondus constituent le liquide des fours à
ciment. Celui-ci dissout la silice et la chaux qui se combinent
alors et cristallisent sous forme de silicates de chaux. Ce phénomène
progressif constitue la "clinkérisation".
Le Broyage du clinker.
Le clinker obtenu est ensuite moulu dans des broyeurs à boulets
: grands cylindres métalliques horizontaux, rotatifs, et
à moitié remplis de boulets d'acier.
Le clinker est broyé, après ajout de gypse (de 3 à
5 %), pour donner le ciment. L'addition de ce constituant a pour
but de régulariser la prise du ciment (notamment pour ceux
qui contiennent beaucoup d'aluminate tricalcique). Sans gypse, la
prise serait irrégulière et pourrait intervenir trop
rapidement. Mais grâce à ce gypse, le début
du durcissement du ciment s'effectue environ une demi-heure après
le début de l'hydratation.
Les principaux types de ciment (dans la classe 45) sont:
| |
- le
ciment Portland pur (C.P.A.);
- le ciment Portland composé (C.P.J.), contenant
au moins 65 % de clinker. Le reste étant du laitier,
des cendres, de la pouzzolane ou du "filler" (le
filler est constitué d'éléments naturels
fins - inférieurs à 80 micromètres -
pouvant être inertes ou actifs, comme certains calcaires,
seuls ou mélangés);
- le ciment de hauts fourneaux (C.H.F.), contenant entre
60 et 75 % de laitier;
- le ciment au laitier et aux cendres, qui contient de 25
à 60 % de clinker (C.L.C.);
- le ciment de laitier au clinker (C.L.K.), contenant
au moins 80 % de laitier. Le C.L.K. est un ciment plus rustique
que les autres, employé surtout pour les bétons
de fondation ou faiblement sollicités. Il résiste
très bien à l'action des eaux sulfatées.
|
Fabrication de la chaux
L'extraction du calcaire.
La chaux est obtenue à partir d'un calcaire très
pur extrait de carrières.
Traditionnellement, l'extraction était manuelle (pics, pioches...).
Le four qui se situait à proximité de la carrière
limitait les transports. Certains gisements, exploités par
le passé, le sont encore parfois de nos jours :
. les matériaux calcaires maritimes (coquillages, coraux).
C'est toujours le cas en Inde.
. les matériaux de construction : Certains écrits
rapportent que la destruction d'un grand nombre de monuments a été
opéré par les maçons et les chaufourniers en
quête de matière première.
Aujourd'hui, pour faciliter l'extraction de la roche, on utilise
des explosifs : on procède aux tir de mine. Les blocs
obtenus sont déposés dans des bennes par des pelles
mécaniques, puis transportés vers les ateliers de
préparation. Dès lors débute leur transformation.
Le concassage, le criblage, le calibrage.
Cette étape consiste à concasser et à cribler
les blocs, afin d'obtenir une grosseur de pierres compatible avec
le four utilisé. Les fours verticaux requièrent une
fourchette de calibre de 20 à 140 mm, contre 5 à 40
mm pour les fours rotatifs.
La cuisson ou calcination.
Deux types de fours sont employés dans l'industrie pour
la cuisson du calcaire : le four vertical et le four rotatif.
Le four vertical ou four droit, s'inspirant des fours primitifs,
se présente sous la forme d'un cylindre en acier, chemisé
intérieurement avec un matériau réfractaire.
( Dessin extrait du livre: Techniques et pratique
de la chaux - EYROLLES )
Conduite d'un four primitif périodique
à grande flamme
1. Opération de fumage: mise en température du four
pendant 10 à 12 heures; évacuation progressive de
l'eau.
2. Montée en température : alimentation du four durant
3 jours afin de le porter au rouge. Un point critique est le rebutage
: moment où la chaleur peut sortir par le foyer.
Les moyens de contrôle du chaufournier sont :
| |
La fumée de la vapeur.
La couleur de la masse de calcaire.
La pente de poids (45 %) et de volume ( 10 à 20 %) du
calcaire. |
| |
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( Dessin extrait du livre: Techniques et pratique
de la chaux - EYROLLES )
Le calcaire et le combustible sont mélangés au sommet
du four. Un bon calibrage des pierres est essentiel : il assure
une bonne circulation des flammes et une régulation de la
température.
La pierre traverse lentement une première zone de préchauffage
: l'eau contenue dans la pierre s'évapore sans provoquer
l'éclatement des blocs.
Puis elle traverse une autre zone où elle subit la calcination.
C'est une décarbonatation : la combustion provoque la perte
de gaz carbonique (C02). Les vapeurs d'eau produites participent
à la décarbonatation du calcaire et s'échappent
avec les fumées.
(Rq : les pierres de carrière fraîchement extraites
sont très humides. Dans le cas de pierres de réemploi,
elles sont préalablement mouillées.)
La chaux vive ainsi produite continue sa descente vers la zone de
refroidissement, avant d'être extraite. L'arrivée
d'air frais au bas du four provoque un courant d'air ascendant qui
participe aux différentes étapes de fabrication de
la chaux : refroidissement, combustion...
 |
( Dessin extrait du livre: Techniques et pratique
de la chaux - EYROLLES )
Four droit annulaire à combustible liquide ou gazeux
Le four droit annulaire est devenu le four plus économique
d'un point de vue énergétique.
On distingue, en effet, les fours droits anciens qui nécessitaient
des combustibles solides (coke métallurgique, charbons...).
Les quantités ainsi produites étaient assez faibles
: quelques tonnes à quelques dizaines de tonnes par jour.
Les fours droits modernes, quant à eux, utilisent des combustibles
liquides (tels que le fuel) ou gazeux. Leur capacité de production
journalière est nettement plus importante : de 150 à
500 tonnes.
Le four rotatif
Il a les caractéristiques des fours utilisés dans
l'industrie cimentière. Selon le type de chaux produite,
la cuisson du matériau se fait entre 1 000°C et 1 300°C.
Le calcaire est introduit par la partie la plus élevée
; il traverse une zone de préchauffage avant de subir la
calcination. Dans le même temps, un brûleur injecte
le combustible à l'autre extrémité. La chaux
est refroidie avant d'être évacuée.
( Dessin extrait du livre: Techniques et pratique
de la chaux - EYROLLES )
Le four rotatif a une consommation énergétique largement
supérieure à celle des fours droits. Cependant, la
production journalière est plus importante et peut atteindre
1 000 tonnes. Autre avantage : la conduite de ce type de four est
plus souple (cuisson des petites granulométries, démarrage
rapide...).
L'EXTINCTION
L'extinction est le passage de la chaux vive à la chaux
éteinte par le phénomène d'hydratation.
A l'issue de cette opération, sa masse volumique augmente
; c'est le "foisonnement" (résultat d'un changement
de structure moléculaire et de la formation d'aiguilles d'hydrate
de chaux).
L'extinction spontanée : on soumet la chaux
vive à l'action lente et continue de l'air. La vapeur d'eau
présente dans l'atmosphère permet l'extinction.
L'extinction : on mélange la chaux vive avec
de l'eau. Il existe diverses méthodes.
La méthode par arrosage manuel consiste à
ajouter la quantité exacte d'eau nécessaire à
l'extinction. La réaction étant exothermique, il en
résulte alors un important dégagement de chaleur qui
engendre parfois des projections (dans le cas de blocs de chaux).
Certaines particules de chaux peuvent malgré tout rester
vives. Il suffit alors de stocker la chaux obtenue dans une fosse
fermée humide : les grains de chaux vive s'éteindront
par extinction spontanée.
La méthode traditionnelle par immersion consiste à
tremper les blocs de chaux dans l'eau, les égoutter et les
stocker pour laisser se terminer l'extinction. L'incorporation de
la chaux doit se faire avec précaution, la réaction
exothermique pouvant entraîner projections et bouillonnements.
Ces deux procédés fournissent de la chaux éteinte
sous forme de poudre.
L'extinction par fusion (ou extinction ordinaire) consiste
à mettre la quantité d'eau utile afin d'obtenir une
bouillie épaisse (chaux en pâte). La quantité
d'eau ajoutée doit être précise afin d'éviter
de brûler la chaux (formation de grumeaux) ou de la noyer
(mauvaise consistance). Pour vérifier le degré d'extinction
de la chaux, il suffit d'enfoncer un bâton dans le bassin
:
"Si la chaux qui s'y attache est gluante, l'opération
est bonne ; si elle ne s'y attache pas, si elle coule, la chaux
est noyée : si une espèce de fumée ou de poudre
tient au bâton, la chaux a probablement été
brûlée." Louis BOUCHARD-HUZARD, Traité
des constructions rurales et de leur disposition, 1868.
"Pour déterminer la quantité d'eau strictement
nécessaire, on prendra un fragment de chaux vive que l'on
pèsera exactement, et qu'on mettra ensuite dans le fond d'un
verre ou tout autre vase ; on versera dessus un volume d'eau quelconque,
mais plus que suffisant pour éteindre la chaux ; lorsque
l'eau aura produit son effet, la chaux éteinte en bouillie
sera au fond du vase et recouverte de l'eau surabondante encore
liquide. On décantera cette eau et l'on pèsera la
bouillie: on retranchera de son poids celui de la chaux vive et
la différence fera connaître la quantité d'eau
absorbée par la chaux : c'est exactement la quantité
que l'on devra employer pour l'extinction et il sera bien facile
de la déterminer en volume, soit par le calcul, soit par
une expérience directe." Valentin BISRON, Manuel
théorique et pratique du chaufournier, 1836.
Pour une utilisation commode et la plus diverse possible, la chaux
éteinte est plus fréquemment produite sous forme de
poudre. La chaux vive est broyée et introduite en continu
en même temps que l'eau dans un malaxeur appelé hydrateur.
L'eau permet l'hydratation mais elle aide également à
l'évacuation de la chaleur issue de la réaction. A
la sortie de l'hydratateur, la chaux est tamisée par des
séparateurs, sorte de ventilateurs qui effectuent un tri
:
| |
- Les particules les plus
fines, les plus pures et à la teneur en chaux éteinte
la plus élevée constituent la fleur de chaux (le
" Top ").
- Les refus de séparateurs (impuretés, surcuits,
incuits...) sont éliminés. |
La chaux éteinte est tamisée puis stockée
en sac ou en vrac.
Pour les chaux hydrauliques, l'extinction de la chaux vive se réalise
à plus de 120°C, afin d'éviter l'hydratation des
silicates et des aluminates. On conserve alors les propriétés
hydrauliques.
L'extinction permet d'obtenir 2 types de chaux éteintes :
en poudre et en pâte.
Valentin BISTON définit, pour chaque type de chaux, la meilleure
extinction:
"Pour les chaux communes, grasses ou moyennes, ainsi que pour
les chaux hydrauliques destinées à composer du mortier
ordinaire, ordre de prééminence des procédés
d'extinction :
| |
1° extinction spontanée
2° extinction par immersion
3° extinction ordinaire |
Pour les chaux éminemment hydrauliques, l'ordre de prééminence
est:
| |
1° extinction ordinaire
2° extinction par immersion
3° extinction spontanée |
Cette citation doit être interprétée dans le
contexte du début du XIXe siècle : époque où
l'on dispose essentiellement de chaux vive de nature hydraulique
ou aérienne. En effet, l'utilisateur préfère
les mortiers très onctueux issus des chaux grasses. Lorsqu'il
dispose d'une chaux maigre, hydraulique, il compense une faible
onctuosité par l'utilisation de la chaux "en pâte",
l'extinction étant réalisée sur le chantier,
juste avant sa mise en uvre.
( Dessin extrait du livre: Techniques et pratique
de la chaux - EYROLLES )
Formules pratiques de mortier de chaux.
Le support.
En premier lieu, il s'agit de déterminer les conditions
essentielles pour qu'un support soit apte à recevoir un enduit.
Il doit être stable, plan, rugueux, propre et exempté
de poussières, de traces de matières organiques ou
minérales et autres (suie, salpêtre et surtout plâtre).
L'humidification.
Avant l'application de l'enduit, l'humidification des supports
est essentielle. Sans cette humidification, le mur absorbe de façon
excessive l'eau de l'enduit et le mortier ne peut effectuer correctement
sa carbonatation. La surface prend alors un aspect fariné.
La surface doit être humidifiée en moyenne trois jours
avant la pose de l'enduit, et ce, chaque jour, en réduisant
progressivement la quantité d'eau. L'humidification doit
prendre en compte la nature du support ainsi que les conditions
climatiques.
L'adhérence.
La nature du support (murs anciens / contemporains ; moellons de
calcaire tendres / mi-fermes ; pierres froides ; murs de terre /
de torchis
) détermine le liant à utiliser pour
la réalisation du gobetis.
Le gobetis
Après l'application de la première couche d'enduit,
la surface doit être rugueuse pour favoriser l'adhérence
de la seconde. Le mortier à réaliser doit avoir la
texture d'une "crème liquide". On le projette vigoureusement
en une couche uniforme et sans surcharge.
Formule de gobetis pour des murs en:
Moellons tendres mi-ferme - brique terre cuite - Pisé
( terre argileuse), adobe, bauge
| |
Composition: |
|
Agrégat: 10 volumes
de sable 0 - 5 mm |
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|
liant: 7 volumes de chaux aérienne |
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épaisseur: |
|
5 mm max. |
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finition: |
|
Aspect granuleux |
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| |
séchage: |
|
une semaine |
Parpaing, béton banché, béton
cellulaire
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Composition: |
|
Agrégat: 10 volumes
de sable 0 - 5 mm |
| |
|
|
liant:6 volumes de chaux aérienne |
| |
|
|
|
| |
épaisseur: |
|
5 mm max. |
| |
|
|
|
| |
finition: |
|
Aspect granuleux |
| |
|
|
|
| |
séchage: |
|
48 heures |
Remarque:
Avant d'appliquer le gobetis sur le mur, il est impératif de
procéder à des tests. Ils permettront de déterminer
la qualité d'adhérence de l'enduit.
Cela consiste à appliquer le mélange de gobetis sur
une petite partie du mur, préalablement humidifié. Après
séchage complet on peut vérifier la prise au support.
Les matériaux:
Les
agrégats ou charges du mortier.
| |
Les sables
: |
propre,
exempté d'impureté chimique ou organique susceptible
de rentrer en réaction avec le liant et d'affaiblir
l'accrochage. Important : Proscrire les sables comme
charge pour la réalisation d'enduit de finition fine,
de type glacée (stucco Italien, marmorino, etc
)
Des moirages au talochage, surtout dans les teintes pastels,
apparaissent à l'application.
Remplacer le sable par du marbre du type de carrare. |
| |
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| |
Les marbres:
|
Le marbre
blanc de carrare - Matériau privilégié
permettant la réalisation d'enduit décoratif
du plus bel aspect - Particulièrement adapté
pour l'intérieur, spécialement pour les teintes
pastels. |
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Autres:
|
Les
Pouzzolanes naturelles: d'origine volcanique, mélange
d'alumine, de silice, de chaux et de fer.
Les Pouzzolanes artificielles:
La poudre d'argile cuite.
La brique terre cuite pilée (tuileau romain).
Les scories métallurgiques.
Les terres ocreuses etc.. |
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A
éviter |
l'argile, le
charbon, le gypse, le bois, la paille |
|
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La
quantité d'eau: |
| |
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| |
La quantité
d'eau nécessaire à la réalisation des
mortiers varie selon l'humidité, le sable choisi, la
température et l'humidité ambiante. |
| |
Un manque
d'eau entraîne: |
Une mise en uvre difficile, des
manques d'adhérences du mortier induit par une carbonatation
incomplète (manque d'acide carbonique), un farinage.
|
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Trop
d'eau provoque: |
Un
retrait trop important à l'évaporation entraînant
des faïençages. |
| |
Les
adjuvants: |
| |
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| |
Les adjuvants
sont des produits ajoutés dans les mortiers en faible
quantité afin d'en améliorer leurs propriétés. |
| |
Bière,
vin, vinaigre |
Améliore la carbonatation.
Améliore la résistance au gel. |
Les Romains ajoutaient dans leur mortier
des mélanges de vins, de moût de raisin, du vinaigre
et des figues.
| |
Huiles
de lin / d'olive |
Retarde la prise de l'enduit liée à une évaporation
trop rapide de l'eau, facilite la mise en uvre, améliore
la résistance au gel, diminue le retrait.
Attention au jaunissement, surtout pour l'huile de
lin. |
| |
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Les
colles de peau |
Retarde
la prise, facilite la mise en uvre, rend le mélange
plus souple. Améliore les qualités mécaniques
et physiques. |
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Le sucre
|
Retarde la prise |
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Le savon
|
Améliore la compatibilité des composants entre
eux. |
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Le lait
et le fromage blanc |
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La caséine
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Les
résines naturelles
(résine de pin) |
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Les résines
vinyliques. |
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l'uf
(Blanc et jaune). |
Améliore les qualités mécaniques et physiques |
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Le suif,
graisse animale |
Améliore
l'étanchéité de l'enduit à l'eau.
|
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La méthyle
Cellulose |
Retarde la prise de l'enduit liée à une évaporation
trop rapide (colle à papier-peint ) de l'eau, facilite
la mise en uvre.
Attention à la température de la mise en uvre
de l'enduit : les méthyles sont sensibles au froid.
|
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L'alun
|
Aide à
la fixation des pigments. |
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Les
quantités: |
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Les quantités
de produits à adjoindre dans les mortiers sont très
variables. Leur détermination nécessite une
expérience et un savoir-faire car il s'agit de prendre
en considération les conditions de la mise en uvre,
le support, les qualités des agrégats, la température
et l'humidité ambiante, le choix du type de chaux. |
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Les pigments
pour la coloration: |
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Les pigments
naturels |
Les terres, les
ocres
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Ocre jaune
Ocre rouge
Terre de Sienne naturelle
Terre de sienne calcinée
Terre d'ombre naturel
Terre d'ombre calcinée
Noir minéral |
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Les oxydes
de fer, de cuivre |
Oxyde jaune,
rouge, vert, bleu, brun et noir |
Les colorants à base de terre procurent
au mortier une teinte plus naturelle. Les oxydes conviendront pour
les teintes plus vives, mais elles devront être savamment
composées de plusieurs bases afin d'obtenir des teintes équilibrées.
Les formules
de mortier de chaux
| |
Préparation. |
Piquage
partiel des joints si manque d'accroche.
Rhabillage des fissures si nécessaire. Dépoussiérage
à la brosse et/ou jet d'eau.
Humidification abondante et dégressive durant les
3 jours précédant la pose de l'enduit. |
| |
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| |
Matériaux. |
(Approvisionnement
pour une épaisseur moyenne de 20 à 30 mm).
| Sable |
0-3/0-5 mm |
20 litres/m2 |
| Chaux hydratée |
|
10 litres/m2 |
|
| |
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Conditions
climatiques : |
Attention
au gel durant toute la période de mise en uvre
(de la fabrication à la carbonatation partielle de
la chaux : minimum 30 jours).
Attention aux fortes températures.
Protection contre les rayonnements solaires directs et le
vent. |
| |
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Mise en uvre: |
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| |
1er couche |
Composition |
Agrégat : Sable 0-5
mm |
10 volumes |
| |
( base de l'enduit) |
Liant |
Chaux hydratée. |
5 volumes |
| |
|
Application |
Truelle ou taloche |
|
| |
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|
Épaisseur. |
1O mm maximums |
| |
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Finition |
Ne pas lisser |
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Séchage: |
Application de la finition
sur le corps d'enduit non sec
(application mezzo-fresco) |
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|
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| |
2ème
couche |
Composition |
Agrégats
: Sable 0-3 mm |
10 volumes |
| |
( Finition ) |
Liant: |
Chaux hydratée. |
4 volumes |
| |
|
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|
|
| |
|
Application |
Truelle ou taloche |
|
| |
|
Epaisseur |
10 mm maximums |
|
| |
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Finition |
lissée à la truelle
ou à la taloche de bois |
|
| |
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Séchage |
1 semaine. Protéger
de la pluie, du rayonnement solaire direct, et du vent. |
|
Remarque:
La prise lente de la chaux aérienne autorise un resserrement
de l'enduit le lendemain, en particulier en cas de faïençage.
Dans le cas de surépaisseur ou de défaut d'accrochage
il peut être nécessaire de réaliser un gobetis
à l'aide d'un mortier de chaux Hydraulique Naturelle.
| |
Préparation. |
Piquage
partiel des joints si manque d'accroche.
Rhabillage des fissures si nécessaire. Dépoussiérage
à la brosse et/ou jet d'eau.
Humidification abondante et dégressive durant les 3
jours précédant la pose de l'enduit. |
| |
|
|
| |
Matériaux. |
( Approvisionnement
pour une épaisseur moyenne de 30 mm). |
| |
|
| Sable 0-2/0-5 mm |
20 litres/m2 |
| Chaux hydraulique naturel. |
6 litres/m2 |
| Chaux hydratée. |
2 litres/m2 |
|
| |
|
|
| |
Mise en uvre:
|
|
| |
1er couche |
Composition |
Agrégat : Sable 0-5
mm |
10 volumes |
| |
(Liant Gobetis) |
Liant |
Chaux hydratée naturelle. |
5 volumes |
| |
|
Application |
Truelle ou taloche |
|
| |
|
Épaisseur. |
5 mm |
|
| |
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Finition |
Garder un aspect granuleux |
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| |
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Séchage: |
48 heures |
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| |
2ème
couche |
Composition |
Agrégats
: Sable 0-5 mm |
10 volumes |
| |
(Corps de l'enduit) |
Liant: |
Chaux hydraulique
naturelle |
4 volumes |
| |
|
Application: |
Truelle |
|
| |
|
Epaisseur |
10 à 20 mm maximums |
|
| |
|
Finition |
Ne pas lisser |
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|
Séchage |
7 jours |
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| |
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3ème couche |
Composition |
Agrégat : Sable 0-3
mm |
10 volumes |
| |
(Finition) |
Liant : |
Chaux hydraulique naturelle |
3 volumes |
| |
|
Application |
Truelle ou taloche |
|
| |
|
Épaisseur. |
5 mm |
|
| |
|
Finition |
Taloche de bois |
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| |
|
Séchage: |
7 jours env. |
|
| |
|
|
|
|
| |
Variante |
Composition |
Agrégat : Sable 0.3
mm |
10 volumes |
| |
(Couche de finition) |
Liant : |
Chaux hydratée. |
4 volumes |
| |
|
Finition : |
lissée à la truelle
ou à la taloche de bois |
|
Remarque:
L'humidification est importante, le joint peut se comporter comme
une pompe et être à l'origine de l'apparition de spectres.
II est conseillé d'attendre un bon séchage des couches
et d'humidifier avant chaque nouvelle couche.
| |
Préparation. |
Piquage partiel des joints si manque d'accroche.
Rhabillage des fissures si nécessaire. Dépoussiérage
à la brosse et/ou jet d'eau.
Humidification abondante et dégressive durant les 3
jours précédant la pose de l'enduit. |
| |
|
|
| |
Matériaux. |
( Approvisionnement
pour une épaisseur moyenne de 30 mm). |
| |
|
| Sable 0-2/0-5 mm |
20 litres/m2 |
| Chaux hydraulique naturelle. |
6 litres/m2 |
| Chaux hydratée. |
2 litres/m2 |
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| |
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Mise en uvre:
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1er couche |
Composition |
Agrégat : Sable 0-5
mm |
10 volumes |
| |
(Liant Gobetis) |
Liant |
Chaux hydratée naturelle. |
6 volumes |
| |
|
Application |
Truelle ou taloche |
|
| |
|
Épaisseur. |
5 mm |
|
| |
|
Finition |
Garder un aspect granuleux |
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| |
|
Séchage: |
48 heures |
|
| |
|
|
|
|
| |
2ème
couche |
Composition |
Agrégats
: Sable 0-5 mm |
10 volumes |
| |
(Corps de l'enduit) |
Liant: |
Chaux hydraulique
naturelle |
5volumes |
| |
|
Application: |
Truelle |
|
| |
|
Epaisseur |
10 à 20 mm |
|
| |
|
Finition |
Ne pas lisser |
|
| |
|
Séchage |
7 jours |
|
| |
|
|
|
|
| |
3ème couche |
Composition |
Agrégat : Sable 0-3
mm |
10 volumes |
| |
(Finition) |
Liant : |
Chaux hydraulique naturelle |
4 volumes |
| |
|
Application |
Truelle ou taloche |
|
| |
|
Épaisseur. |
5 mm |
|
| |
|
Finition |
Taloche de bois |
|
| |
|
Séchage: |
7 jours env. |
|
| |
|
|
|
|
| |
Variante |
Composition |
Agrégat : Sable 0.3 mm |
10 volumes |
| |
(Couche de finition) |
Liant : |
Chaux hydratée. |
4 volumes |
| |
|
Finition : |
lissée à la truelle
ou à la taloche de bois |
|
Remarque:
L'humidification est importante, le joint peut se comporter comme
une pompe et être à l'origine de l'apparition de spectres.
II est conseillé d'attendre un bon séchage des couches
et d'humidifier avant chaque nouvelle couche.
 |
 |
 |
 |
STUCCO OU MARMORINO EN CHAUX À TROIS
COUCHES
Enduit de chaux possédant une bonne planimétrie
et présentant une bonne accroche mécanique
( Finition glacée et cirée )
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Support:
|
Doit
être parfaitement plat, dressé à la règle
et de surface granuleuse présentant une bonne accroche
mécanique. |
| |
|
|
| |
Préparation. |
Piquage
partiel des joints si manque d'accroche.
Rhabillage des fissures si nécessaire. Dépoussiérage
à la brosse et/ou jet d'eau.
Humidification abondante et dégressive durant les 3
jours précédant la pose de l'enduit. |
| |
|
|
| |
Matériaux. |
( Approvisionnement
pour une épaisseur moyenne de 30 mm). |
| |
|
| Marbre |
0 à 0.5 mm |
| Marbre |
0 à 0.2 mm |
| Chaux hydratée. |
2 litres/m2 |
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Mise en uvre:
|
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| |
1er couche |
Composition |
Agrégat : Marbre 0 à
0.5 mm |
1 volume |
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Liant |
Chaux hydratée naturelle. |
2 volumes |
| |
|
Application |
Truelle , taloche |
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Épaisseur. |
Pelliculaire, remplissage
de
la surface. |
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|
Finition |
Dressée, lisse. |
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Sur une première
couche humide mais ferme: |
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2ème
couche |
Composition |
Agrégats:
Marbre 0 à 0.5 mm
Marbre 0 à 0.2 mm |
1
volumes |
| |
|
Liant: |
Chaux hydratée |
5 volumes |
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Application: |
A la taloche |
|
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|
Epaisseur |
Pelliculaire |
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| |
|
Finition |
Dressée,
glacée. |
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|
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| |
3ème couche |
Composition |
Agrégat :: Marbre 0
à 0.2 mm |
1 volumes |
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(Finition) |
Liant : |
Chaux hydraulique |
10 volumes |
| |
|
Application |
Truelle ou taloche |
|
| |
|
Épaisseur. |
Pelliculaire |
|
| |
|
Finition |
Dressée, glacée |
|
Finition:
- Après le
début de prise, application d'une eau savonneuse.
Lustrage à la spatule inox ou à la lisseuse de stucateur.
.
- Application d'une
cire animale après séchage complet d'une semaine.
Remarque:
Aspect nuancé et ne permet pas de raccord à l'application.
Formules
pratiques de peintures à la chaux.
Les différents types de peintures
à la chaux
| Le chaulage: |
|
Peinture
dense et rarement colorée. Généralement
réservée aux usages agricoles. |
| |
|
|
| Le badigeon: |
|
Peinture
plus diluée que le chaulage. Employé pour donner
une finition colorée à une surface. Les badigeons
sont généralement appliqués sur un enduit
de chaux. |
Excepté dans les techniques "à
fresque", le badigeon et le chaulage sont traditionnellement
les deux techniques les plus utilisées.
| Les patines: |
|
Peinture
très diluée. S'applique sur des matériaux
différents afin de favoriser leur homogénéisation.
On parle aussi de patines d'uniformisation.
II n'est pas rare de voir des badigeons parfois très
colorés, issus d'une tradition liée à
l'utilisation de matériaux locaux (ocres...). |
La règle des mélanges conduit
à effectuer dans une première étape le mélange
de l'eau et de la chaux. Puis on ajoute pigments et adjuvants, et
on effectue une re-dilution éventuelle.
Les supports à
peindre:
Pour les peintures à la chaux,
le support idéal est l'enduit à base de chaux. II
peut être ancien ou récent.
Remarque: les supports à base de plâtre ne sont
compatibles qu'avec l'apport d'adjuvants synthétique, acrylique
ou vinylique.
Pour les peintures au de lait de chaux, la prise en compte
des paramètres de supports et des conditions climatiques
est importante. En effet, le lait de chaux forme une couche pelliculaire
qui est sujette à la dessiccation. L'absence d'eau est alors
incompatible avec la carbonatation de la chaux aérienne.
Le support destiné à recevoir la peinture à
la chaux ou le lait de chaux doit être propre, sans partie
pulvérulente ou farineuse, et avoir une certaine granulométrie.
Les surfaces trop lisses ne sont pas adéquates. La première
étape consiste à brosser, dépoussiérer
et laver le support. Il doit être suffisamment humidifié
pour empêcher l'absorption trop rapide de l'eau, nécessaire
à la bonne prise du lait de chaux
au risque de provoquer
un farinage. En revanche, un excès d'eau en surface supprime
une partie de l'accroche et diminue ainsi le pouvoir couvrant du
lait de chaux.
Une humidification correcte est obtenue en mouillant la surface
la veille, puis une seconde fois avant application de couleur.
A savoir : Trop de pigments épaissit le mélange et
augmente la charge à fixer.
L'enduit doit absolument avoir terminé sa prise avant de
recevoir le lait de chaux. Sinon, des chaux libres peuvent migrer
à la surface et former des efflorescences disgracieuses.
Pour appliquer un badigeon sur enduit refait, il faut attendre au
moins 10 jours (temps de séchage).

Les surfaces:
Comme pour les enduits, la gestion des surfaces
dépend de la vitesse de séchage et de la rapidité
de mise en uvre.
Pour vérifier la texture ainsi que la couleur, des tests
préalables sont utiles. Il est possible de les réaliser
sur un morceau de béton cellulaire ou sur le support à
badigeonner. A savoir : un badigeon mouillé semble toujours
plus foncé qu'il ne l'est en réalité.
Les facteurs climatiques
Les peintures à la chaux sont sensibles
aux variations climatiques telles que le gel, le vent, le soleil
et l'humidité. Ce sont des facteurs de dessiccation rapide
du support. Il faut donc contrôler la dessiccation.
La température minimale du support est de + 5°C. L'exécution
du badigeon doit se faire par une température extérieure
comprise entre + 5°C et + 30°C.
II est possible de protéger le chantier contre le vent avec
une bâche. Toutefois, il faut éviter les films plastiques
qui produisent un effet de serre
la chaleur étant néfaste
également à la bonne tenue des peintures.
L'exposition au soleil direct est à proscrire car elle provoque
le farinage.
Lors de la réalisation d'un badigeon, il faut le protéger
contre l'humidité car elle peut diluer le badigeon avant
la prise de la chaux.
Adjuvantation
Depuis toujours, les peintures à la chaux
ont été mêlées à des adjuvants
: sang de buf, huile de lin... afin de stabiliser l'excès
de pigments. Mais ces adjuvants avaient pour conséquence
de fermer et de réduire la porosité du support ; tout
comme les adjuvants contemporains à base de vinyle, acryl,
etc.
Les adjuvants traditionnels
Les agents mouillants assurent un bon mélange des pigments
et suppriment les fusées des oxydes, grâce à
une meilleure dispersion. Sont classés comme tels
| |
Le vin nouveau
|
La fermentation
alcoolique dégage du C02, qui améliore et accélère
la prise de la chaux. |
| |
|
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| |
Le vinaigre.
|
Comme
catalyseur et fixateur temporaire et agent mouillant (aide
à un bon mélange de pigments).
40 CC pour 10 litres de chaux, |
| |
|
|
| |
La colle
de peau. |
Comme agent
mouillant.
100 g pour 10 litres de chaux. |
| |
|
|
| |
Le savon
|
Comme agent
mouillant. |
| |
|
|
| |
Le sucre
|
Lutte contre
la dessiccation et aide à la stabilisation. |
| |
|
|
| |
L'huile de
lin, |
Lutte
contre la dessiccation et aide à la stabilisation.
A rajouter au moment de l'extinction de la chaux (mélange,
plus facile en dispersion)
2 à 3 % |
| |
|
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| |
Le sel d'alun
ou alun de potasse. |
Il permet une
bonne fixation des pigments, durant toute la durée de
la carbonatation de la chaux.
2 à 10 % |
| |
|
|
| |
La résine
de pin. |
Améliore
les qualités mécaniques et physiques. |
| |
|
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| |
Le suif |
200 g pour
10 litres |
| |
|
|
| |
Le lait |
1 litre/ 10
litres |
| |
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|
| |
Le fromage
blanc, la caséine liquide |
10 cc / 10
litres |
| |
|
|
| |
L'uf
(blanc et jaune). |
|
Les adjuvants contemporains
Les produits les plus courants sont:
- Les rétenteurs
d'eau, tel la méthyle cellulose colle à papier peint.
Ils préviennent contre une dessiccation trop rapide du
lait de chaux, en améliorant la stabilité mécanique.
Toutefois, leur emploi est déconseillé dans certains
cas : par temps trop froid ou trop humide et sur support saturé
en eau. Leur dosage est fonction des conditions d'application.
- Les fixateurs, comme les résines
synthétiques (acrylique, vinyle...). Ils fixent définitivement
les pigments qui n'ont pu être stabilisés par la
chaux. Mais ils rendent les laits de chaux moins perméables
aux vapeurs d'eau.
Recettes
et formules selon:
 |
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 |
STUCCO OU MARMORINO EN CHAUX À TROIS COUCHES
Trucs d'ateliers - 2000 formules
par A. Dessaint
EXPOSITION UNIVERSELLE - 1889 - ( Médaille d'argent.
)
EXPOSITION UNIVERSELLE - 1900 - ( Médaille de bronze.
)
|
 |
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| |
Chaux vive, éteinte
dans l'eau bouillante puis passée au tamis |
17 litres |
| |
Sel blanc dissous au préalable
dans l'eau chaude |
9 |
| |
Farine de riz réduite
en bouillie claire bien agitée et portée à
ébullition. |
1 kilo. |
| |
Blanc d'Espagne en poudre |
225 grammes |
| |
Colle détrempée
dans l'eau et chauffée au bain-marie |
500 gr |
| |
Eau chaude |
23 litres |
On mélange ces ingrédients
et on laisse reposer plusieurs jours. Puis on applique le badigeon
très chaud avec la brosse, en le puisant dans une marmite posée
sur un fourneau. Compter 700 grammes par mètre carré.
|
Eau |
100 litres |
|
Chaux éteinte. |
20 kilos. |
Ce travail requiert une certaine expérience et ne doit jamais
être confié à un maçon ou à un fumiste.
Ceux-ci emploient généralement de la chaux trop épaisse
et ils ne prennent pas la peine de tamiser leur teinte. Ainsi, les
gros grains sont en contact avec le mur, ils n'y adhèrent pas,
ce qui fait gercer et écailler le badigeon. De plus ils n'y
ajoutent pas d'alun ce qui fait que le badigeon résiste mal
aux intempéries.
1er couche.- Dans un baquet étanche : mettre la chaux
en morceaux et ajouter de l'eau en quantité suffisante pour
la tremper et provoquer l'ébullition (Ne pas couvrir). Une
fois les morceaux de chaux désagrégés, les
noyer pour les éteindre. L'eau nouvelle sera alors absorbée
par la chaux. De cette façon on obtiendra une pâte
très blanche. Pour 2 kilogrammes de pâte obtenue ajouter
20 litres d'eau. Ce lait de chaux permettra de donner la première
couche. Il est indispensable de passer cette teinte, car, étant
très liquide, toute sa partie graisseuse se déposera
au fond.
Deuxième couche. - Utiliser de la chaux en pâte
que l'on délavera et teintera. Pour 10 litres de teinte,
on ajoutera 2 litres d'eau d'alun. Passer ce mélange dans
une passoire à la colle.
On peut ajouter à la teinte un adjuvant : un peu d'huile
de lin pour plus de solidité et pour faciliter le couchage
(car le badigeon glisse mieux sur les surfaces). Ne jamais peindre
au badigeon des surfaces déjà peintes à l'huile
car il n'accrocherait pas et tomberait au bout de deux jours.

Il faut préparer le badigeon au fur
et à mesure des besoins pour éviter qu'il ne prenne
dans la marmite.
On prépare des petites quantités d'eau et de ciment,
préalablement mesurées, que l'on amène à
la consistance du badigeon ordinaire.
Le badigeon au ciment s'application de la même manière
que celui à la chaux. Bien remuer pendant l'emploi.
| |
Chaux éteinte et
tamisée |
50 parties |
| |
Plâtre tamisé |
16 parties |
| |
Céruse en poudre |
14 parties |
| |
Fromage mou bien égoutté
dit fromage à la pie |
20 parties |
Mélanger le tout, le broyer, le détremper
à l'eau, et y ajouter de l'ocre jaune et de l'ocre rouge
pour obtenir une teinte de pierre. Ce badigeon s'applique sur les
murs construits en pierre poreuse.
1. II est naturellement difficile de rendre la chaux imperméable.
Pour préparer ce badigeon, éteindre la chaux et, pendant
qu'elle est encore chaude, ajouter 500 grammes de suif pour 2 kilogrammes
de chaux en pierres. Ajouter du petit-lait jusqu'à obtenir
la consistance désirée. On peut le teinter avec des
couleurs résistant à la chaux.
| 2. |
Chaux vive |
412 parties |
| |
Plâtre cuit |
48 parties |
| |
Céruse |
40 parties |
Eteindre la chaux avec un minimum d'eau. La
débarrasser du liquide et la malaxer avec du fromage frais
jusqu'à obtenir une pâte molle. Ajouter le plâtre
cuit et la céruse. La passer au moulin à broyer en
ajoutant une quantité d'eau suffisante pour obtenir une bouillie
que l'on délaiera au moment de s'en servir.
| 1. |
Chaux vive |
56,66 parties |
| |
Plâtre cuit |
23,34 parties |
| |
Céruse en poudre
|
20,00 parties |
Délayer le tout dans la partie
caséeuse du lait.
| |
Chaux éteinte |
20 kilos. |
| |
Sciure de pierre mélangée
d'ocre jaune |
10 kilos. |
Détremper le tout dans
| |
Eau |
5 kilos. |
| |
Alun dissous dans l'eau |
500 grammes |

Ce badigeon est plus solide que ceux utilisés
généralement sur la pierre, la brique ou le plâtre.
Lorsqu'on en applique plusieurs couches, il prend un beau poli. Avant
tout, il faut prendre soin de bien gratter à vif et de bien
brosser les surfaces. Ce badigeon se compose de chaux éteinte
et de blanc de Meudon.
Pour éteindre la chaux : la concasser en morceaux de la taille
d'une noix, la mettre dans un panier en osier et immerger plusieurs
fois le panier jusqu'à ce que la chaux n'absorbe plus d'eau.
Puis l'étendre sur un carrelage préalablement nettoyé.
24 heures après, la chaux est réduite en poussière.
La ramasser en retirant les morceaux qui ne seraient pas complètement
éteints, et la verser dans un baquet bien propre et couvert.
Pour faire le badigeon, mélanger d'abord à sec 2/3 de
cette chaux éteinte avec 1/3 de blanc de Meudon finement pulvérisé
; puis détremper avec de l'eau de pluie.
Une fois l'aspect de pâte obtenue, le passer dans un tamis fin
pour bien compléter le mélange. Lorsque le badigeon
est tamisé, on peut lui donner le ton souhaité en y
mélangeant une petite quantité de couleurs broyées
à l'eau et résistant à la chaux. Puis on le détrempe
à l'eau à la liquidité nécessaire pour
l'employer.
Si l'on veut appliquer plusieurs couches, il faut que la première
soit bien sèche (de couleur claire). Ce badigeon se polit :
le frotter d'abord avec une brosse dure, puis avec un morceau d'étoffe
en laine.

| |
Eau |
100 litres |
| |
Chaux |
20 kilos. |
| |
Phosphate de chaux |
6 kilos. |
| |
Baryte |
1 kilo. |
(S'APPLIQUANT SUR LES MURS
HOURDÉS A LA CHAUX )
On mêle ensemble:
| |
Quartz |
3 parties |
| |
Marbre broyé et grès |
3 parties |
| |
Kaolin calciné |
2 parties |
| |
Chaux éteinte encore
chaude |
2 parties |
On obtient un badigeon qui forme un silicate,
lorsqu'il est souvent mouillé, et qui devient promptement
dur comme la pierre. Le mélange des 4 substances constitue
une base à laquelle on peut ajouter toute matière
colorante s'unissant à la chaux. On applique ce badigeon
un peu épais qu'on laisse sécher pendant un jour.
Le lendemain, on le remouille plusieurs fois pour qu'il devienne
imperméable. On peut le laver à l'eau sans qu'il ne
perde sa coloration.
| |
Eau |
400 litres |
| |
Chaux |
20 kilos. |
| |
Silicate de soude. |
3 kilos |
Cette couleur très liquide. Elle est
moins opaque que la chaux, laisse passer la lumière et met
à l'abri du soleil. On peut l'enlever facilement, avec de l'eau
seconde faible.
4. Pulvériser de la gomme adragante et la laisser se dissoudre
pendant 24 heures dans des blancs d'ufs battus. Appliquer sur
les verres à l'aide une brosse douce.
La base de cette cire est la colophane ou le galipot. On le fait avec
la moitié de son poids en paraffine. La composition de cette
substance est proche de celle de la cire.
ENCAUSTIQUE
( Pour préparer )
| |
Cire pure d'abeilles |
10 |
| |
Paraffine de
1er qualité |
2 |
| |
Benzine de pétrole
(densité 0,70) |
70 |
| |
Alcali blanc à 22°
|
0,7 |
Selon la teinte désirée, on ajoute
par litre du mélange 15 à 20 grammes d'ocre jaune,
de terre d'Ombre, de terre de Sienne, de terre de Cassel ou d'ocre
rouge.
Préparation : Faire dissoudre au bain-marie la cire (dans
55 parties en poids de la benzine) et la paraffine (dans les 15
parties restantes). Ajouter l'alcali, puis la matière colorante.
Il en résulte un produit liquide qui s'emploie comme toutes
les encaustiques.
LAIT
DE CHAUX
( Perfectionné pour les murs)
Eteindre 17 litres de chaux vive bien propre avec la quantité
d'eau chaude adéquate. La passer au tamis fin. Ajouter à
ce lait 6 litres de sel gris dissous dans de l'eau chaude, 225 grammes
de farine de riz réduite en bouillie et 500 grammes de colle
forte dissoute également dans de l'eau chaude. Une fois le
mélange homogène, le délayer dans 23 litres d'eau
chaude. Dès lors le badigeon est prêt à être
employé ; il s'applique à chaud. On s'en sert beaucoup
en Amérique. Le badigeon vieillit très bien : il conserve
son éclat et sa blancheur dans le temp
PEINTURE
A LA CHAUX POUR LES MURS ( extra blanche )
La coloration de cette recette permet d'obtenir un blanc intense.
Faire une bouillie avec 250 grammes de farine de riz, ajouter 200
grammes de colle forte blanche fondue préalablement au bain-marie;
puis additionner encore de 450 grammes de blanc d'Espagne pulvérisé
et délayé dans de l'eau chaude.
A côté de cela, On a fait éteindre dans de l'eau
bouillante environ 40 litres de chaux dans lesquels on met une vingtaine
de litres de gros sel. On mélange les deux ingrédients,
on laisse reposer quelques jours et on applique ensuite à chaud.
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